Pourquoi les patients choisissent la chirurgie privée
Bien que encore sous-utilisée, la chirurgie privée offre une alternative plus rapide au système de santé public canadien. De nombreux Canadiens subissent de longs délais d'attente pour des interventions facultatives – en particulier pour les chirurgies orthopédiques très demandées comme les remplacements articulaires et les réparations ligamentaires. Les soins privés offrent une voie plus rapide vers le traitement.
Choisir une chirurgie plus rapide n'est pas une question d'impatience ou de vouloir passer avant les autres. Il s'agit d'éviter les préjudices qui peuvent survenir pendant l'attente. Les retards de traitement peuvent entraîner de graves conséquences physiques – telles qu'une mobilité réduite ou une détérioration de la fonction articulaire – ainsi que des problèmes de santé mentale comme l'anxiété et la dépression.
Vous souhaitez en savoir plus sur ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas concernant la chirurgie privée au Canada? Démystifiez les mythes courants associés à la chirurgie privée et découvrez comment elle peut contribuer à sauver le système public canadien.
Quels sont les délais d'attente pour une chirurgie facultative?
Les délais d'attente dans le secteur public varient selon la procédure et la province, mais les Canadiens peuvent souvent s'attendre à attendre plusieurs mois – voire des années – pour des chirurgies facultatives.
En 2024, le délai d'attente médian pour consulter un chirurgien orthopédiste au Canada était de près de 60 semaines. Dans ma propre pratique familiale, la plupart des patients attendent de 8 à 12 mois juste pour consulter un chirurgien – puis encore de 8 à 12 mois pour la date de leur intervention en salle d'opération. Apprenez-en davantage sur les conséquences potentielles sur la santé physique et mentale d'une attente aussi longue pour une chirurgie.
Personne ne souhaite voir sa santé décliner alors qu'un traitement rapide est possible. Heureusement, les Canadiens disposent de plusieurs options de chirurgie privée – chacune avec ses propres risques, avantages et considérations.
Tourisme médical : Voyager à l'étranger pour une chirurgie facultative privée
Les Canadiens sont légalement autorisés à voyager à l'étranger pour des procédures médicales – une pratique souvent appelée tourisme médical. Le gouvernement du Canada reconnaît cette pratique et offre des directives sur les risques et les considérations liés à la réception de soins à l'extérieur du pays.
Cependant, les régimes d'assurance maladie provinciaux ne couvrent généralement pas le coût des interventions facultatives effectuées à l'étranger. Vous êtes responsable de toutes les dépenses liées aux voyages médicaux, y compris la chirurgie, le transport et l'hébergement.
Vous cherchez des options plus près de chez vous? Lisez-en davantage sur la façon d'accéder plus rapidement à une chirurgie privée au Canada.
Local et légal : Chirurgie privée au Canada
Les cliniques de chirurgie privée opèrent légalement partout au Canada, offrant des procédures rapides qui pourraient ne pas être facilement accessibles via le système public. En raison des différences dans les réglementations provinciales, vous devez souvent voyager dans une autre province pour accéder à certains services chirurgicaux privés.
Comme mentionné précédemment, il existe plusieurs règles et réglementations importantes à prendre en compte lorsque l'on envisage une chirurgie privée au Canada. Examinons-les à l'aide d'histoires de patients hypothétiques pour mettre en lumière les pièges à éviter et les stratégies efficaces.
Vous souhaitez approfondir les aspects financiers de la chirurgie privée? Apprenez-en davantage sur la comparaison des coûts de la chirurgie privée au Canada avec les options à l'étranger. Nous proposons également un guide complet sur la façon dont les Canadiens peuvent financer leurs dépenses médicales privées.

Règle n° 1 : Pas de paiement privé pour les procédures couvertes dans votre province de résidence
Imaginez que vous résidez en Ontario et qu'on vous a informé qu'il faudrait huit mois simplement pour consulter un chirurgien de la colonne vertébrale, sans compter le délai pour l'opération elle-même. Il est tout à fait compréhensible que vous ne souhaitiez pas attendre que votre douleur s'aggrave et que votre mobilité diminue. Vous demandez donc à votre médecin de famille si des spécialistes locaux de la colonne vertébrale accepteraient un paiement privé pour accélérer les soins.
Ceci n'est pas autorisé.
Si une intervention est couverte par le régime public de votre province de résidence, les chirurgiens n'ont pas le droit d'accepter un paiement privé pour celle-ci. Cependant, une personne d'une autre province pourrait être en mesure de payer cette même chirurgie de manière privée, car elle n'est pas considérée comme « couverte » par le régime de santé de votre province.
À une exception près : le « désengagement ».
Il existe une exception à la règle ci-dessus. Si vous résidez dans une province qui permet aux médecins de se désengager du système de santé public, un médecin désengagé pourrait alors effectuer des chirurgies « couvertes » moyennant un paiement privé. La terminologie exacte varie d'une province à l'autre (par exemple, désengagement ou retrait, etc.), mais si vous trouvez un chirurgien qui s'est désengagé du système public, vous n'aurez pas à quitter votre province de résidence.
Au moment de la rédaction de cet article, l'Ontario demeure la seule province qui n'autorise pas les médecins à se désengager de l'assurance-maladie (c'est-à-dire l'OHIP). Cependant, même si le désengagement est une option dans la majeure partie du Canada, environ 98 % des médecins canadiens demeurent inscrits au régime public.
Ainsi, si vous résidez dans une province qui permet le désengagement, vous êtes libre de payer de manière privée une chirurgie financée par le secteur public sans avoir à traverser les frontières provinciales. Sachez simplement que ces chirurgiens « désengagés » sont une petite minorité et peuvent donc être difficiles à trouver.
Règle n° 2 : Vous pouvez payer de manière privée pour des interventions non assurées.
Celle-ci est plus directe : si votre province ne couvre pas le coût d'une intervention, vous êtes autorisé à payer de manière privée et à subir cette chirurgie dans votre province de résidence.
La liste exacte des « services non assurés » varie d'une province à l'autre, mais comprend généralement des interventions esthétiques facultatives telles que :
Injections de Botox ou de produits de comblement
- Augmentation mammaire
- Abdominoplasties
- Lifting faciaux
- Liposuccion (et plus encore)
Pour ces services électifs non assurés et d'autres, il n'est pas nécessaire de voyager hors province pour payer de manière privée, à moins que vous n'ayez un chirurgien ou un centre chirurgical spécifique en tête.
Règle n° 3 : Les soins d'urgence sont couverts d'une province à l'autre.
Imaginez que vous êtes de l'Alberta et que vous visitez de la famille en Ontario. Pendant votre séjour, vous ressentez une douleur thoracique soudaine et intense et êtes transporté d'urgence à l'urgence. Les médecins diagnostiquent une « crise cardiaque massive ». Une angiographie révèle que plusieurs artères coronaires majeures sont presque complètement bloquées, et le cardiologue recommande une chirurgie de pontage urgente. Rentrer chez vous en avion serait beaucoup trop risqué, vous subissez donc l'opération en Ontario et vous vous rétablissez complètement.
Dans des situations comme celle-ci, la chirurgie médicale d'urgence est couverte par le régime d'assurance-maladie de votre province de résidence. Vous pourriez avoir à payer de votre poche avant votre congé, mais des systèmes provinciaux sont en place pour gérer le remboursement après coup.
Cette couverture interprovinciale fait partie d'un principe connu sous le nom de transférabilité. Comme le stipule la Loi canadienne sur la santé (LCS) de 1984 :
« Si des personnes assurées sont temporairement absentes dans une autre province ou un autre territoire, le critère de transférabilité exige que les services assurés soient payés au tarif de la province hôte. Si des personnes assurées sont temporairement à l'extérieur du pays, les services assurés doivent être payés au tarif de la province de résidence. »
— Loi canadienne sur la santé (1984)
En bref, si vous êtes dans une autre province et qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort, votre province de résidence assure votre couverture.
Règle n° 4 : La chirurgie élective hors province doit être payée de manière privée.
Revenons à l'exemple de la chirurgie de la colonne vertébrale :
Vous en êtes à quatre mois d'une attente de huit mois pour une chirurgie de la colonne vertébrale en Ontario. Pendant ce temps, votre cousin de la Colombie-Britannique a besoin de la même intervention. Il prend rendez-vous pour une consultation virtuelle avec un chirurgien privé en Ontario, est vu en quelques jours et subit l'opération en quelques semaines. Il demande à se rétablir chez vous – économisant des milliers de dollars en frais de voyage et d'hébergement – et vous acceptez à contrecœur. Il rentre chez lui, se sentant très bien et ravi de sa décision d'opter pour le privé. Vous, par contre, êtes toujours en attente dans le système public.
Alors, quelle est la solution? Voyager dans une autre province et payer en privé. Cette stratégie peut vous faire gagner des mois – voire des années – d'attente, aider à prévenir la progression de vos symptômes et, surtout, elle est entièrement légale.
Quelques mois plus tard, votre cousin se porte toujours « à merveille », et vous en avez assez d'attendre. Vous prenez rendez-vous avec un spécialiste de la colonne vertébrale en Colombie-Britannique, subissez l'opération dans le mois, et demandez un service pour rester chez votre cousin pendant votre convalescence (après tout, il vous doit bien ça). Vous rentrez en Ontario, vous sentant très bien et soulagé de ne pas avoir attendu plus longtemps.
Voyez comme c'était facile? Blague à part, il est vraiment aussi simple de traverser les frontières provinciales pour obtenir la chirurgie dont vous avez besoin plus rapidement. Bien sûr, les coûts sont beaucoup plus bas si vous avez de la famille ou des amis qui peuvent vous héberger pendant votre convalescence. Mais si vous devez organiser votre propre hébergement, de nombreux centres de chirurgie privés s'associent à des hôtels pour offrir des séjours postopératoires à prix réduit.
Passez à l'étape suivante vers la chirurgie privée
La chirurgie privée au Canada est non seulement légale, mais aussi accessible – si vous comprenez le système. Que vous envisagiez de payer en privé, de chercher un accès plus rapide aux soins chirurgicaux ou d'explorer des options hors province, connaître les règles vous aide à prendre le contrôle de votre parcours de soins de santé.
Nous avons conçu Surgency pour rendre les soins de santé privés au Canada transparents, consultables et plus faciles à naviguer. Notre plateforme vous aide à comprendre ce qui est permis, ce qui ne l'est pas, et où vous êtes légalement autorisé à payer en privé – sans perdre de temps ni risquer des erreurs coûteuses.




